15 avril 2026Formé à Rosières, passé par Soissons, le futur demi-centre des Bricos s’apprête à découvrir la N1 la saison prochaine. Ses objectifs sont ambitieux.
Dans la famille Jeandon, les chromosomes H (pour handball) sont bien présents. « Mon père a joué à Bar-sur-Aube. » Pour le plus grand bonheur du fiston Thomas qui a rapidement été rattrapé par le virus. « J’ai commencé à 4 ans et demi » se remémore le futur demi-centre de Saint-Brice, qui a fait toutes ses armes à Rosières (jusqu’à la Nationale 3) sous la houlette de David Verrier, Olivier Meisse puis Benjamin Gravey.
Les qualités du jeune homme ont franchi les frontières auboises. C’est à Soissons qu’il a poursuivi sa formation et a découvert la N2 – ces deux dernières saisons -, puis a démontré sa science de la prise d’intervalles et sa vitesse. C’est à Saint-Brice qu’il veut franchir une étape supplémentaire. « Ma conversation avec Yohan Herbulot et son projet de jeu m’ont convaincu de rejoindre le club. Cela permettra aussi un rapprochement géographique », avoue ce juriste au CHU de Reims.
Meilleur buteur de Soissons
D’un gabarit modeste (1,78 m), Thomas Jeandon compense donc par son explosivité et son sens du but. « Je vais évoluer dans un univers que je ne connais pas, reconnaît le jeune homme. J’espère que je vais continuer à marquer sur les montées de balle et les engagements rapides. » Cette saison, il est le meilleur marqueur de l’Elite axonaise et 16e meilleur scoreur de la poule 4 (88 buts, 5,2 de moyenne).
Mais, il ne se repose pas sur ses lauriers et entend bien élargir sa palette. « Je veux travailler mon tir à distance, à la hanche, en appui », anticipe-t-il. Car, il se doute bien que les défenses de N1, qu’il s’apprête à titiller, sont plus coriaces que celles qu’il transperce régulièrement sous le maillot soissonnais.
S’il avoue des objectifs personnels, Thomas nourrit aussi des ambitions collectives. « Assurer le maintien le plus rapide possible et pourquoi pas fréquenter la première moitié du tableau. » Vaste et beau programme pour cet amoureux du beau jeu, « fan de Gidsel et de Minne », ainsi que de tous les sports qu’il préfère regarder depuis le bord des terrains plutôt qu’à la télévision. L’action plutôt que l’observation ! [...]Lire la suite…
10 avril 2026CLEMENT BOUBA
Le gaucher bondissant !
Ce n’est pas l’ambition qui manque au futur ailier brico. Il vise le Top 5 et la D2.
Son modèle se nomme Luc Abalo ! Vous avez immédiatement compris que Clément Bouba (1,77 m pour 72 kg) évolue au poste d’ailier droit et… qu’il portera le maillot bleu des Bricos la saison prochaine. A 21 ans (le 6 avril), le bondissant gaucher, formé à Mantes-la-Jolie avant d’émigrer vers Dreux-Vernouillet, a décidé de donner un autre visage à sa carrière de handballeur. « Mon club était condamné administrativement à rester en Nationale 2, révèle-t-il. Moi, je veux évoluer en N1. »
La suite n’est pas bien compliquée à deviner. « Un de mes amis jouait à Saint-Brice. Il m’a donné le numéro de téléphone du coach, on s’est appelé et j’ai été séduit par le projet. » Cet ami, c’est Nathan Lemare qu’il retrouvera donc dans la salle bleue du complexe Salvador Allende où il pourra assouvir sa passion pour le hand et mettre ses qualités au service du collectif dirigé par Yohan Herbulot. Ses qualités ? « Ma vitesse, mon 1 contre 1, mon efficacité au shoot aussi », annonce-t-il.
Huit entraînements par semaine
Actuel 7e buteur de sa poule de N2 avec 97 buts (6,1 de moyenne), Clément Bouba a déjà fréquenté le haut niveau. A son arrivée à Dreux il y a trois ans, il a été intégré dans le groupe de N1 fédérale. « Je m’entraînais huit fois par semaine et j’ai eu la chance de disputer quelques matchs de coupe de France. » Depuis cette découverte, il n’a qu’une ambition : retrouver la N1. « J’espère faire une prochaine très bonne saison. Pour le club, chercher le Top 5 voire mieux, mais pour moi aussi. »
Car l’objectif du gaucher est de gommer ses quelques lacunes – « ma défense, ma vision du jeu » et améliorer sa qualité de saut pour attirer l’œil des clubs de Proligue (la deuxième division française) le plus rapidement possible. En tout cas, il mettra tout en œuvre pour parvenir à ses fins. Son quotidien de surveillant de collège lui permettra de partager les fondamentaux du handball avec les équipes de jeunes de Saint-Brice.
Amateur de foot et de padel, il ne regrette pas son choix de suivre sa grande sœur handballeuse dans les salles de Mantes alors qu’il avait à peine 8 ans ! Aujourd’hui, c’est sur les traces de Luc Abalo qu’il veut se lancer.
@Yves Dogué [...]Lire la suite…